Je m'en suis ouvert dans une lettre au père Evêque et j'ai eu l'opportunité de méditer l'une des phrases qui constituèrent sa réponse : "L'Eglise ne peut pas se réduire à un regard extérieur ; Elle est plus que les défauts que laissent apparaître certains de ses membres". Je partage cet avis. L'Eglise n'est pas réductible à ses zones d'ombre ... mais je dois tout de même dire qu'elle servirait tellement mieux l'Evangile ( c'est sa raison d'être, n'est-ce-pas ? ) si elle s'efforçait à les réduire.

Je ne veux pas polémiquer et laisser croire que j'utilise les mots de l'évêque pour prolonger à tout prix ma critique initiale. Ils viennent simplement m'aider à comprendre, à tenter de comprendre pourquoi je suis mal à l'aise alors que dans le diocèse de Grenoble, comme dans tant d'autres diocèses, l'Evangile continue d'être annoncé avec énergie et inventivité.Tout se passe comme s'il fallait que je traîne avec moi une lourdeur institutionnelle qui m'empêche d'être un clerc heureux. Cette entrave ne me quitte que lorsque je lis l'Evangile ou que je co-célèbre l'eucharistie avec Albert Alloua et l'une des communautés chrétiennes de la vallée.

Mais de quels nuages s'agit-il ? Il y a l'attitude actuelle du pape vis-à-vis des traditionnalistes ... Il y a ce que dit le gouvernement de l'église catholique au sujet de la sexualité ... Et puis cette façon qu'il a d'exercer le pouvoir ... Je voudrais aussi réfléchir, en tant qu'universitaire, sur les rapports de l'église catholique avec les sciences. A tout le moins mon désarroi vient de là.