Le 18 février 2009, le représentant du gouvernement de l'église catholique à l'ONU, l'évêque Celestino Migliore, a refusé d'approuver l'appel à la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Le texte proclamait notamment :
... le principe de non-discrimination qui exige que les droits de l'homme s'appliquent de la même manière à chaque être humain, indépendamment de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre ...
.... la condamnation des violations des droits de l'homme fondées sur l'orientation sexuelle, où qu'elles soient commises ...
... la condamnation du recours à la peine de mort sur ce fondement, les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, la pratique de la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants ...

Plus de 60 nations ont ratifié cet appel, dont toutes celles de l'Union Européenne, le Brésil, Le Japon, Israël et l'Australie. Evidemment, l'Iran, l'Arabie Saoudite, le Nigéria ( provinces du Nord ), le Yémen, les Etats-Unis ( de l'époque G. Bush ), la Russie ... et le Vatican l'ont rejeté.
Cette attitude du gouvernement de l'église catholique est à mettre dans l'ensemble de tous ses refus concernant la sexualité humaine. Elle est, dans ce domaine, sur le point d'être complétement discréditée. Après avoir proclamé de façon péremptoire que " l'homosexualité est un mal moral ", comment voulez-vous qu'elle ait une parole d'ouverture au monde en acceptant la réalité de " l'orientation sexuelle " ?!

Lorsqu'une voix est discréditée, son maintien la rend vaine et, au-delà, son insistance fait grand tort à celui qui parle. C'est aujourd'hui le cas de celle du gouvernement de l'église catholique au sujet de la sexualité.
Le pape Benoît XVI, ses collaborateurs du Vatican et certains autres clercs catholiques de par le monde doivent mettre fin à leur ambition de parler de la sexualité humaine comme s'ils en étaient les surveillants généraux ( et les censeurs pour eux-mêmes ).
Hormis les faits de perversité ( pédophilie, inceste, viol, pornographie, prostitution ) et d'excès ( polygamie, polyandrie ), l'église catholique, comme tout autre église, n'a pas à intervenir dans la vie sexuelle des femmes et des hommes. Cette dimension de la vie, facteur d'équilibre, rencontre essentielle, source de beauté et genèse des enfants, est un don de Dieu. Ceux qui utilisent ce don, à l'exception du combat contre les perversités et les excès, pour promouvoir leur conception, susciter leur influence ou exercer leur pouvoir sont tôt ou tard contestés et discrédités, car Dieu n'a jamais demandé que soit instituée une posologie de la sexualité.
J'ai souvent entendu dire, ces dernières années, qu'on allait dans le mur. Je crois qu'on y est, dans le mur ! J'ai très mal à l'Evangile.